Table des matières
Cet article explique comment le temps de travail théorique est calculé dans Planik et comment ce calcul varie selon que l’on utilise la méthode en valeur ou la méthode en temps. Les exemples présentés ci-dessous se basent sur un temps de travail théorique de 40 heures par semaine à 100 %.
La différence entre les deux méthodes peut être résumée ainsi :
Avec la méthode en valeur, le taux d’activité réduit la valeur de chaque journée.
Par exemple, si une journée vaut 8 heures à 100 %, elle vaut 6,4 heures pour une personne travaillant à 80 %. La réduction liée au temps partiel est donc répartie sur l’ensemble des jours de la semaine.
Avec la méthode en temps, le taux d’activité réduit le nombre de jours de travail, mais la durée de ces journées ne change pas.
Une personne à 80 % travaille par exemple quatre journées de 8 heures.
Autrement dit :
Méthode en valeur = moins d’heures par jour.
Méthode en temps = moins de jours de travail.
Cette différence a notamment un impact sur le calcul du temps de travail théorique lors des jours fériés, des absences et des vacances.
Par ailleurs, les deux méthodes sont représentées différemment dans Planik.
Les exemples suivants montrent concrètement comment ces deux méthodes fonctionnent.
Personnel à temps plein
Le calcul du temps de travail théorique est plus simple à comprendre pour une personne à temps plein. Commençons donc par ce cas.
Sans travail le week-end
Prenons d’abord le cas le plus simple : une personne à temps plein dans une organisation où l’on ne travaille pas le week-end.
Les 40 heures hebdomadaires sont réparties sur les cinq jours ouvrés. Le temps de travail théorique est donc de 8 heures par jour :

Si un jour férié tombe sur un jour ouvré, le temps de travail théorique de ce jour est de 0 heure. Le temps de travail théorique de la semaine est donc réduit à 32 heures :
Si le jour férié tombe pendant le week-end, il n’a en revanche aucune influence sur le temps de travail théorique :
Pour les vacances, tu peux créer dans Planik un modèle de service avec le mode de calcul « selon durée de travail prévue » :

Dans notre exemple, ce modèle génère 8 heures de travail les jours ouvrés :

Le week-end, il génère 0 heure :

En cas de maladie, les règles peuvent varier d’une organisation à l’autre.
Certaines organisations créditent par exemple le temps de travail initialement planifié pendant les premiers jours de maladie, puis le temps de travail théorique en cas d’absence prolongée.
Nous verrons ces deux cas plus en détail dans les exemples concernant le personnel à temps partiel. Pour une personne à temps plein, le principe reste le même.
Avec travail le week-end
Même lorsqu’une organisation travaille le week-end, le temps de travail théorique est réparti uniquement du lundi au vendredi.
Prenons l’exemple d’une personne à temps plein qui travaille du lundi au mercredi, est libre le jeudi et le vendredi, puis travaille tout le week-end.
Elle travaille donc cinq jours et effectue bien ses 40 heures hebdomadaires.
Si l’on regarde le solde jour après jour :
du lundi au mercredi, son temps de travail effectif correspond exactement à son temps de travail théorique ;
le jeudi et le vendredi, elle cumule 8 heures en moins par jour ;
ces heures sont ensuite compensées par le travail effectué durant le week-end.
Sur l’ensemble de la semaine, elle atteint donc bien ses 40 heures. Son solde horaire peut toutefois être temporairement négatif.
Si le planning se terminait par exemple le vendredi, Planik afficherait un solde de −16 heures. Ce solde serait ensuite compensé dans le planning suivant.
Personnel à temps partiel
Pour une personne à temps partiel, le temps de travail hebdomadaire est réduit en fonction de son taux d’activité.
Avec une base de 40 heures par semaine :
à 80 %, le temps de travail théorique hebdomadaire est de 32 heures ;
à 60 %, il est de 24 heures ;
etc.
La question est alors de savoir comment répartir ces heures sur les différents jours de la semaine.
Deux approches existent : la méthode en valeur et la méthode en temps.
Méthode en valeur
Avec la méthode en valeur, le temps de travail théorique est réparti sur les cinq jours ouvrés.
Pour une personne à 80 %, le temps de travail théorique est donc de 6,4 heures par jour ouvré, soit :
5 × 6,4 = 32 heures par semaine

Dans la pratique, une personne à temps partiel ne travaille généralement pas 6,4 heures chaque jour. Elle effectue plutôt des services complets, par exemple de 8 heures, mais travaille moins de jours.
Dans notre exemple, une personne à 80 % travaille donc quatre jours par semaine et dispose d’un jour de congé fixe.
Voici l’évolution de son solde :
Lundi : elle travaille 8 heures pour un temps théorique de 6,4 heures. Son solde augmente de 1,6 heure et passe à +1,6 heure.
Mardi : même situation. Son solde atteint +3,2 heures.
Mercredi : elle est libre, mais son temps théorique est tout de même de 6,4 heures. Son solde passe donc à −3,2 heures.
Jeudi et vendredi : elle travaille à nouveau 8 heures par jour et récupère 1,6 heure par jour.
À la fin de la semaine, son solde est donc revenu à 0 heure.
Cela signifie qu’elle a effectué exactement le nombre d’heures correspondant à son temps de travail théorique.
Si le planning se termine au milieu de la semaine, Planik peut toutefois afficher temporairement un solde positif ou négatif.
Celui-ci sera compensé dans le planning suivant.
La méthode en valeur fonctionne également pour les personnes à temps partiel sans jour de congé fixe.
Jours fériés
Comment les jours fériés sont-ils pris en compte avec la méthode en valeur ?
De la même manière que pour une personne à temps plein : le temps de travail théorique correspondant au jour férié est déduit du temps de travail théorique de la semaine.
Si un jour férié tombe par exemple un mardi, le temps de travail théorique d’une personne à 80 % n’est plus que de 25,6 heures cette semaine-là :
Que se passe-t-il si cette personne a son jour de congé fixe le mercredi et ne travaille pas non plus le mardi en raison du jour férié ?
Elle travaille alors trois jours : lundi, jeudi et vendredi, soit 24 heures.
Son temps de travail théorique est cependant de 25,6 heures. Son solde à la fin de la semaine est donc de :
24 − 25,6 = −1,6 heure

Et si le jour férié tombe le mercredi, c’est-à-dire sur son jour de congé fixe ?
La personne travaille lundi, mardi, jeudi et vendredi, soit 32 heures.
Son temps de travail théorique n’est pourtant que de 25,6 heures cette semaine-là. Son solde augmente donc de :
32 − 25,6 = +6,4 heures
Si les jours fériés étaient répartis uniformément sur tous les jours de la semaine, ces écarts finiraient par se compenser.
Cependant, des jours comme le vendredi saint, le lundi de Pâques ou le lundi de Pentecôte font qu’il y a proportionnellement davantage de jours fériés le lundi et le vendredi.
Ces écarts ne se compensent donc pas complètement.
L’avantage de la méthode en valeur est toutefois que toutes les personnes ayant le même taux d’activité ont le même temps de travail théorique, quel que soit leur jour de congé fixe.
Nous verrons plus bas que ce n’est pas le cas avec la méthode en temps.
Maladie
Si une personne à temps partiel est malade et que tu souhaites lui créditer le temps initialement planifié, nous te recommandons :
de supprimer le service initialement planifié, afin que les éventuelles indemnités liées au service ne soient pas calculées ;
d’ajouter à la place une absence avec le mode de calcul « Fixe » ;
de double-cliquer sur cette absence dans la vue de planification et d’y saisir le temps de travail qui doit être crédité.
Si le temps de travail théorique doit être crédité à la personne, par exemple lors d’une maladie de longue durée, tu peux utiliser une absence avec le mode de calcul « selon durée de travail prévue ».
Si cette absence est attribuée pour une semaine entière, aucune configuration particulière n’est nécessaire : le temps de travail théorique hebdomadaire est automatiquement crédité.
Si l’absence est attribuée uniquement sur certains jours, le fonctionnement est comparable à celui d’un jour de vacances isolé, expliqué dans la section suivante.
Vacances
Une personne à temps plein dispose par exemple de 25 jours de vacances de 8 heures, soit un total de :
25 × 8 = 200 heures de vacances
Avec la méthode en valeur, une personne à temps partiel a également droit à 25 jours de vacances, mais chaque jour correspond à un nombre d’heures réduit.
Une personne à 80 % dispose ainsi de :
25 jours × 6,4 heures = 160 heures de vacances
Cela correspond bien à 80 % du droit aux vacances d’une personne à temps plein.
Dans Planik, les vacances sont enregistrées pour chaque jour, y compris le jour de congé fixe.
Si la personne prend une semaine complète de vacances, le calcul est simple :
temps de travail théorique : 32 heures ;
vacances créditées : 5 × 6,4 = 32 heures ;
solde : 0 heure.
La situation est un peu différente lorsqu’un seul jour de vacances est pris.
Prenons une personne qui souhaite prendre un jour de vacances le mardi et dont le mercredi est le jour de congé fixe.
Elle travaille donc 24 heures cette semaine-là.
Comme expliqué précédemment, son droit aux vacances correspond à 25 jours de 6,4 heures. Pour ce mardi de vacances, 6,4 heures lui sont donc créditées.
Son temps total est ainsi de :
24 + 6,4 = 30,4 heures
pour un temps de travail théorique de 32 heures.
Son solde est donc de :
30,4 − 32 = −1,6 heure
Changement du taux d’activité
Que se passe-t-il lorsqu’une personne ne prend pas toutes ses vacances avant de changer de taux d’activité ?
Prenons l’exemple d’une personne engagée à 100 % au 1er janvier. Son droit aux vacances pour l’année correspond donc à 25 jours de 8 heures.
La personne ne prend toutefois pas de vacances et passe à un taux d’activité de 60 % au 1er juillet. Elle travaille donc six mois à temps plein, puis six mois à 60 %.
Quel est alors son droit aux vacances ? Regardons la situation sous forme de tableau :
| Taux d’activité | Droit aux vacances par année | Droit aux vacances par semestre |
|---|---|---|
| 100 % | 25 jours de 8 heures (200 heures) | 12,5 jours de 8 heures (100 heures) |
| 60 % | 25 jours de 4,8 heures (120 heures) | 12,5 jours de 4,8 heures (60 heures) |
Le droit aux vacances total de la personne pour l’année est donc de 160 heures, réparties entre 12,5 jours de 8 heures et 12,5 jours de 4,8 heures.
Après le passage à un taux d’activité de 60 %, un jour de vacances correspond toutefois à 4,8 heures. Les 160 heures restantes sont donc converties en jours de 4,8 heures.
Le droit aux vacances après le changement de taux d’activité est ainsi de :
160 / 4,8 = 33,33 jours

À première vue, cela peut sembler surprenant : lorsqu’elle travaillait à temps plein, la personne ne disposait que de 25 jours de vacances. Après la réduction de son taux d’activité, elle semble donc avoir davantage de jours de vacances.
Il n’y a pourtant aucune contradiction. Pour comprendre ce calcul, il faut considérer le droit aux vacances comme un volume total d’heures. Le nombre de jours sur lesquels ces heures sont réparties dépend du taux d’activité.
Configuration dans Planik
Planik utilise par défaut la méthode en valeur. Elle peut donc être mise en place très simplement.
Si tu choisis cette méthode :
aucun contrat de travail spécifique n’est nécessaire ;
tu peux enregistrer des personnes avec n’importe quel taux d’activité ;
les modèles de service pour les vacances et, si nécessaire, pour les maladies sont configurés avec le mode de calcul « selon durée de travail prévue ».
Méthode en temps
Avec la méthode en temps, les jours de travail fixes sont définis à l’avance et l’ensemble du temps de travail théorique est réparti uniquement sur ces jours.
Pour notre exemple avec une personne à 80 %, cela donne :
| Jour | Temps de travail théorique |
|---|---|
| Lundi | 8 h |
| Mardi | 8 h |
| Mercredi | 0 h |
| Jeudi | 8 h |
| Vendredi | 8 h |
| Samedi | 0 h |
| Dimanche | 0 h |
| Total | 32 h |
Prenons également un second exemple : une personne à 50 % qui travaille le lundi, le mardi et le mercredi matin.
| Jour | Temps de travail théorique |
|---|---|
| Lundi | 8 h |
| Mardi | 8 h |
| Mercredi | 4 h |
| Jeudi | 0 h |
| Vendredi | 0 h |
| Samedi | 0 h |
| Dimanche | 0 h |
| Total | 20 h |
La différence importante entre ces deux exemples est la suivante :
dans le premier cas, la personne travaille toujours des journées complètes ;
dans le second cas, elle travaille une demi-journée le mercredi.
Jours fériés
Si un jour férié tombe sur une journée de travail complète, par exemple un mardi, le temps de travail théorique de la semaine diminue de 8 heures.
Pour la personne à 80 %, le temps de travail théorique de cette semaine est donc de 24 heures.
Si elle travaille lundi, jeudi et vendredi, elle effectue exactement 24 heures et son solde est de 0 heure :
Pour la personne à 50 %, le temps de travail théorique de cette semaine est de 12 heures.
Si elle travaille comme prévu le lundi et le mercredi matin, son temps de travail effectif correspond lui aussi exactement à son temps de travail théorique et son solde reste donc à 0 heure :
Prenons maintenant le cas où le jour férié tombe un mercredi.
Pour la personne à 80 %, le mercredi est son jour de congé fixe. Son temps de travail théorique ne change donc pas.
Pour la personne à 50 %, le mercredi correspond normalement à 4 heures de travail. Son temps de travail théorique de la semaine diminue donc de 4 heures, pour atteindre 16 heures.
Dans les deux cas, le temps de travail effectif correspond au temps de travail théorique si les personnes travaillent les autres jours comme prévu.
Répartition sur une année
Comme expliqué précédemment, les jours fériés ne sont pas répartis uniformément sur les différents jours de la semaine : ils tombent notamment plus souvent le lundi et le vendredi.
Avec la méthode en temps, cela signifie que deux personnes ayant le même taux d’activité peuvent avoir un temps de travail théorique annuel différent, selon leur jour de congé fixe.
Prenons l’année 2026 comme exemple :
| Jour | Nombre total en 2026 | Jours fériés en 2026 |
|---|---|---|
| Lundi | 52 | 2 |
| Mardi | 52 | 0 |
| Mercredi | 52 | 0 |
| Jeudi | 53 | 2 |
| Vendredi | 52 | 3 |
| Total | 261 | 7 |
Comparons maintenant deux personnes travaillant toutes les deux à 80 % :
la première est libre le lundi ;
la seconde est libre le mercredi.
Avec la méthode en valeur, chaque jour ouvré hors jours fériés correspond à 6,4 heures de temps de travail théorique.
L’année 2026 compte 261 jours ouvrés, dont 7 jours fériés. Le temps de travail théorique annuel est donc identique pour les deux personnes :
(261 − 7) × 6,4 = 1 625,6 heures
Avec la méthode en temps, chaque jour ouvré correspond à 8 heures, à l’exception des jours fériés et des jours de congé fixes.
Pour la personne libre le lundi, le temps de travail théorique annuel est de 1 632 heures :
| Jour | Nombre de jours hors jours fériés | Temps de travail théorique par jour | Total |
|---|---|---|---|
| Lundi | 50 | 0 h | 0 h |
| Mardi | 52 | 8 h | 416 h |
| Mercredi | 52 | 8 h | 416 h |
| Jeudi | 51 | 8 h | 408 h |
| Vendredi | 49 | 8 h | 392 h |
| Total | 1 632 h |
Pour la personne libre le mercredi, le temps de travail théorique annuel est de 1 616 heures :
| Jour | Nombre de jours hors jours fériés | Temps théorique par jour | Total |
|---|---|---|---|
| Lundi | 50 | 8 h | 400 h |
| Mardi | 52 | 8 h | 416 h |
| Mercredi | 52 | 0 h | 0 h |
| Jeudi | 51 | 8 h | 408 h |
| Vendredi | 49 | 8 h | 392 h |
| Total | 1 616 h |
Cela montre qu’avec la méthode en temps, le temps de travail théorique annuel dépend du jour de congé fixe.
Si les deux personnes travaillent tous les jours ouvrés prévus, à l’exception des jours fériés et de leur jour de congé fixe, leur temps de travail effectif est alors respectivement de 1 632 heures et 1 616 heures.
Avec la méthode en temps, leur solde à la fin de l’année est donc de 0 heure.
Avec la méthode en valeur :
la personne libre le lundi obtient un solde de
1 632 − 1 625,6 = +6,4 heures ;la personne libre le mercredi obtient un solde de
1 616 − 1 625,6 = −9,6 heures.
Maladie
Avec la méthode en temps, les absences pour maladie sont gérées de la même manière qu’avec la méthode en valeur.
Vacances
Avec la méthode en temps, les vacances sont prises uniquement sur les jours de travail habituels et 8 heures de travail sont donc créditées par journée complète de vacances.
Aucun jour de vacances n’est décompté sur un jour de congé fixe.
Le nombre de jours de vacances d’une personne à temps partiel est donc réduit en fonction de son taux d’activité.
Par exemple :
à temps plein : 25 jours × 8 h = 200 heures ;
à 80 % : 20 jours × 8 h = 160 heures.
Avec la méthode en valeur, une personne à 80 % dispose également de 160 heures de vacances, mais celles-ci étaient réparties sur 25 jours.
Selon la même logique, une personne à 50 % dispose de 100 heures de vacances, soit :
12,5 jours × 8 heures.
Changement du taux d’activité
Que se passe-t-il lorsqu’une personne change de taux d’activité avec la méthode en temps ?
Prenons le même exemple que précédemment : une personne travaille pendant six mois à 100 %, puis pendant six mois à 60 %.
Son droit aux vacances est le suivant :
| Taux d’activité | Droit aux vacances par année | Droit aux vacances par semestre |
|---|---|---|
| 100 % | 25 jours de 8 heures (200 heures) | 12,5 jours de 8 heures (100 heures) |
| 60 % | 15 jours de 8 heures (120 heures) | 7,5 jours de 8 heures (60 heures) |
Le droit aux vacances total de la personne est donc de 160 heures, exactement comme avec la méthode en valeur.
Avec la méthode en temps, ces heures sont toutefois réparties en journées de 8 heures.
Le droit aux vacances total est donc de :
12,5 + 7,5 = 20 jours de 8 heures
Configuration dans Planik
Planik n’est pas conçu par défaut pour fonctionner avec la méthode en temps.
Il est néanmoins possible de la mettre en place, mais cela demande davantage de configuration.
Il faut tout d’abord créer un contrat de travail spécifique pour chaque combinaison de taux d’activité et de jours de congé fixes :

Il est important que le temps de travail théorique quotidien soit extrapolé à un taux d’activité de 100 %, afin que le temps de travail hebdomadaire reste de 40 heures.
Lorsque tu attribues ensuite ce contrat à une personne avec un taux d’activité de 80 %, Planik réduit proportionnellement le temps de travail théorique à 8 heures par jour, soit 32 heures par semaine.
Comme tu ne peux pas créer toi-même de nouveaux contrats de travail, contacte le support Planik si tu as besoin d’un nouveau contrat.
Tu dois également calculer le droit aux vacances de chaque personne à temps partiel et le configurer individuellement :
Pour les personnes qui travaillent toujours des journées complètes, cette configuration ne pose pas de difficulté particulière.
Le calcul devient plus complexe pour les personnes travaillant certaines demi-journées, comme dans notre exemple à 50 %.
Dans Planik, le droit aux vacances peut être défini en nombre de jours, mais pas directement en nombre d’heures par jour de vacances.
Planik détermine le nombre d’heures correspondant à un jour de vacances sur la base du temps de travail moyen par jour travaillé.
Dans notre exemple à 50 %, cela donne :
(8 + 8 + 4) / 3 = 20 / 3 ≈ 6,67 heures par jour de vacances
Pour obtenir un droit total de 100 heures de vacances, il faut donc saisir :
100 / 6,67 ≈ 15 jours de vacances
Une fois le droit aux vacances correctement calculé, aucune adaptation supplémentaire n’est nécessaire.
Tu peux également saisir des vacances sur les jours ou demi-journées de congé fixes : Planik calcule automatiquement le nombre d’heures de vacances à déduire afin que le droit total en heures reste correct.
Par exemple, un jour de vacances saisi le week-end ou sur un jour de congé fixe n’est pas déduit du droit aux vacances.
Lors de la création des vacances, veille à utiliser le mode de calcul « selon durée de travail prévue ».
Aucune configuration particulière n’est nécessaire pour les jours fériés complets.
Les demi-jours fériés doivent toutefois être traités séparément. Comme leur gestion dépend de chaque organisation, nous ne les détaillons pas dans cet article.
Quelle méthode choisir ?
Planik est conçu par défaut pour fonctionner avec la méthode en valeur. C’est donc la méthode la plus simple à mettre en place.
La méthode en temps peut également être utilisée, mais elle demande davantage de configuration :
le droit aux vacances doit être calculé individuellement pour chaque personne ;
plusieurs contrats de travail spécifiques peuvent être nécessaires.
Dans une organisation fonctionnant en continu ou pour des personnes à temps partiel sans jours de travail fixes, la méthode en valeur est généralement plus adaptée.
Pour les personnes à temps partiel ayant des jours de travail fixes, il n’existe pas de réponse universelle.
Selon Merker (2020), ni la méthode en valeur ni la méthode en temps ne reposent sur une base légale spécifique.
La gestion des jours fériés est notamment un sujet qui suscite régulièrement des discussions.
Avec la méthode en valeur, lorsqu’un jour férié tombe sur un jour où une personne à temps partiel aurait normalement travaillé, elle ne reçoit pas nécessairement l’équivalent d’une journée complète de 8 heures. Son solde horaire peut donc devenir temporairement négatif.
On pourrait en conclure qu’elle doit rattraper les heures perdues en raison du jour férié. Une telle obligation serait contraire au droit suisse du travail.
Cependant, le Tribunal fédéral a jugé en 2014 que la méthode décrite ne contrevient pas à la loi sur le travail, puisque les jours fériés tombant sur les jours de congé des personnes à temps partiel permettent de compenser ces écarts.
Merker (2020) précise toutefois que cette décision reste controversée.
Sa conclusion est que les deux méthodes peuvent être utilisées, mais qu’elles ne devraient pas être mélangées.
Il est particulièrement déconseillé de mélanger les deux méthodes pour une même personne. Leur utilisation simultanée au sein d’une même équipe peut également rapidement devenir complexe.
En cas de doute, nous te recommandons de faire appel à une personne spécialisée afin d’obtenir un conseil juridique adapté à ta situation.
Références
Merker, Michael. Wertmethode oder Zeit-Methode – was ist richtig? In: Öffentliches Personal Schweiz, 4 (2020), p. 7–10.







